
L’ancienne résidence des évêques de Bayeux est un ensemble architectural complexe. Il se développe, depuis le Moyen Âge, sur le flanc nord de la cathédrale autour d’une cour (1), d’un ancien cloître (2), et d’un jardin d’agrément (3).
La place de la Liberté (1) est l’ancienne cour intérieure de l’ensemble épiscopal. Depuis 1793, les bâtiments saisis comme biens nationaux sont dévolus à l’administration civile. Au cœur du nouveau lieu de pouvoir est planté en 1797 un platane, arbre de la Liberté qui donne son nom à la place actuelle.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, une galerie (4) reliait le palais à la cathédrale à l’emplacement de l’actuelle sacristie. Dans son prolongement, se développe la partie la plus ancienne du palais actuellement conservée (5), possédant une façade du XVe siècle. Au rez-de-chaussée, on y trouvait l’officialité, c’est-à-dire le tribunal de l’évêque. L’étage abritait quant à lui les appartements du prélat.
L’aile en retour (6), qui date de la fin du XVe et du début du XVIe siècle, constituait l’espace d’apparat dans lequel l’évêque recevait ses hôtes de marque. On y trouve à l’étage la grande salle des audiences avec, dans son prolongement, la chapelle épiscopale particulièrement remarquable par son décor intérieur des XVIe et XVIIe siècles.
La partie la plus majestueuse de l’édifice, qui abrite aujourd’hui l’hôtel de ville (7), est édifiée entre 1768 et 1771. Le porche d’entrée, à l’angle des rues Laitière et de la Chaîne, fait également partie de ce programme d’agrandissement.
La cour intérieure est clôturée du côté des anciens remparts par un édifice du milieu du XIXe siècle (8), remplaçant un bâtiment d’époque médiévale. Sa sévérité est en rapport avec sa fonction jusqu’au milieu du XXe siècle : la maison d’arrêt de la ville.